Sénégal — Récit des dirigeants postcoloniaux (1960–2026)
Au Sénégal, un président s’en va.
Dans la nuit du 20 août 1960, les députés sénégalais proclamèrent l’indépendance de leur pays, et Modibo Keïta et ses ministres, chefs d’une Fédération du Mali indépendante depuis deux mois à peine, furent mis dans un train pour Bamako. Au cours des soixante-six années qui suivirent, aucun chef d’État sénégalais n’est mort en fonctions ni n’a été renversé par la force : un poète qui démissionna trois ans avant la fin de son mandat, un technocrate qui reconnut aussitôt sa défaite, un opposant qui attendit vingt-six ans le pouvoir puis téléphona à son successeur avant les résultats officiels, un géologue qui renonça à un troisième mandat mais tenta de reporter une élection, et un inspecteur des impôts passé d’une cellule de prison au palais présidentiel en moins de trois semaines.
Sénégal : récit des dirigeants postcoloniaux raconte cette histoire comme un récit — chronologique, humain et sourcé. Cinq actes, sous les titres que leur donne le livre : La république du poète, L’héritier qui sut partir, Sopi, Le Sénégal émergent et La rupture — jusqu’au 1er septembre 2026, jour où le Sénégal et les services du FMI s’entendirent sur un nouveau programme de trois ans après la crise de la dette cachée.
Au sommaire :
- Le passé profond — les cercles mégalithiques de Sénégambie, le Tekrour et l’empire du Djolof, Gorée et Saint-Louis, la conquête de Faidherbe et Lat Dior, Amadu Bamba et l’économie de l’arachide, le massacre de Thiaroye en 1944 et la route vers le 20 août 1960
- L’emblème national — le lion et le baobab, l’étoile verte, la devise « Un Peuple – Un But – Une Foi », et un hymne écrit par Senghor
- Cinq actes illustrés — la Négritude et le Festival mondial des arts nègres de 1966, la crise de 1962 et les onze années de prison de Mamadou Dia, la démission de Senghor, l’ouverture de Diouf à tous les partis, la guerre de Casamance et la dévaluation de 1994, la première alternance de 2000, le naufrage du Joola, la course de Wade à un troisième mandat et Y’en a marre, le Plan Sénégal émergent de Sall et le report censuré en 2024, Faye et Sonko, la dette cachée et la rupture de 2026
- Le pays sous les présidents — les confréries soufies et Touba, le wolof et la teranga, Cheikh Anta Diop, Sembène, Mariama Bâ et Mohamed Mbougar Sarr, le mbalax et Youssou N’Dour, et les Lions de la Teranga
- Le Sénégal et le monde — une diaspora dont les transferts ont pesé plus du dixième du PIB chaque année de 2016 à 2023 ; la route de la mer vers les Canaries, où un record de 46 843 personnes débarquèrent en 2024 ; le Musée des civilisations noires, inauguré le 6 décembre 2018 sur une idée lancée par Senghor en 1966 ; et la flamme olympique, allumée à Athènes le 10 septembre 2026 pour les Jeux olympiques de la jeunesse que Dakar, choisie en 2018 pour accueillir le premier événement olympique sur le sol africain, doit ouvrir le 31 octobre
- Les citations vérifiées des dirigeants sénégalais, et 68 encadrés « Fait marquant »
- Une chronologie, un tableau des neuf dirigeants du Sénégal (cinq présidents et quatre chefs de gouvernement), 71 notes de sources et un guide de lecture de 130 entrées
- Leçons de leadership — ce que les meilleurs et les pires moments du pays enseignent à ceux qui dirigent, et un épilogue fondé sur les dernières données officielles jusqu’en septembre 2026 (ANSD, l’agence nationale de la statistique, et FMI)
- Les schémas récurrents — le président qui part, le duo qui se déchire, la tentation du troisième mandat, les juges qui disent non, le marabout et l’urne, et la souveraineté différée puis revendiquée
Une introduction claire et sourcée pour quiconque veut comprendre le Sénégal, l’Afrique de l’Ouest, et comment une république peut plier sans rompre.
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