Kenya — Récit des dirigeants postcoloniaux (1963–2026)
Harambee : tirons tous ensemble.
À minuit, dans la nuit du 11 au 12 décembre 1963, devant une foule d’environ un quart de million de personnes réunie à Nairobi, l’Union Jack fut amené et le drapeau du Kenya hissé. Jomo Kenyatta, que les Britanniques avaient appelé « le chef qui mène aux ténèbres et à la mort », devenait Premier ministre d’un État indépendant, et il demanda aux colons de rester. Suivirent soixante-trois ans de débat sur ce que la liberté voulait dire : l’État Harambee d’un père fondateur, un État à parti unique et une tentative de coup d’État, des violences électorales qui firent plus d’un millier de morts, la première annulation d’une élection présidentielle par un tribunal en Afrique, et une génération qui lut un projet de loi de finances article par article avant de descendre dans la rue.
Kenya : récit des dirigeants postcoloniaux raconte cette histoire comme un récit — chronologique, humain et sourcé. Cinq actes : Mzee et l’État Harambee, Nyayo, L’arc-en-ciel et le feu, Le fils, la Cour et la poignée de main, et La république des hustlers — jusqu’au 30 septembre 2026, quand le président William Ruto et l’industriel Aliko Dangote donnèrent à Lamu le premier coup de pioche de la raffinerie est-africaine de Dangote.
Au sommaire :
- Le passé profond — les outils de pierre vieux de 3,3 millions d’années du lac Turkana, les cités de pierre de la côte swahilie, Fort Jésus, le serpent de fer, les Hautes Terres blanches, les Mau Mau et l’état d’urgence, et la route vers Uhuru
- L’emblème national — le bouclier massaï et les lances, les lions et le coq, le mont Kenya et la devise « Harambee », et un hymne composé sur un air que les mères pokomo chantaient à leurs enfants
- Cinq actes illustrés — le rachat des terres et les écoles Harambee de Kenyatta, le parti unique de Moi et la tentative de coup d’État de 1982, l’école primaire gratuite de Kibaki, la crise de 2007 et la Constitution de 2010, Uhuru Kenyatta et Ruto devant la Cour pénale internationale, l’annulation de 2017 et la poignée de main, le projet de loi de finances de Ruto, le soulèvement de la génération Z, la mission de police en Haïti et la mort de Raila Odinga
- Le pays sous les présidents — thé, café et fleurs, la question foncière, écoles et dispensaires, une nation en prière, M-Pesa, l’énergie géothermique du Rift, les coureurs, Wangari Maathai, Ngũgĩ et les écrivains, éléphants et ivoire, et l’économie du safari
- Les Kényans dans le monde — Lupita Nyong’o, première Kényane à remporter l’Oscar du meilleur second rôle féminin, le 2 mars 2014, pour 12 Years a Slave ; Barack Obama à Nairobi le 26 juillet 2015, « le premier Kényan-Américain à être président des États-Unis » ; et 5,04 milliards de dollars US envoyés au pays par les Kényans de l’étranger en 2025, dont plus de la moitié depuis les États-Unis
- Les citations vérifiées des dirigeants kényans, et 68 encadrés « Fait marquant » sur les pages sans image ni citation
- Une chronologie, un tableau des six dirigeants du Kenya (cinq présidents et le Premier ministre de la grande coalition), 74 notes de sources et un guide de lecture de 119 entrées
- Leçons de leadership — ce que les meilleurs et les pires moments du pays enseignent à ceux qui dirigent, et un épilogue fondé sur les dernières données officielles jusqu’en septembre 2026 (Bureau national de la statistique du Kenya, Banque centrale du Kenya)
- Les schémas récurrents — la terre qui ne se règle jamais, les élections comme crises, « notre tour de manger », le rail et le pouvoir, la rue comme contre-pouvoir, et l’habitude de la passation
Une introduction claire et sourcée pour quiconque veut comprendre le Kenya, l’Afrique de l’Est, et comment les présidents d’un pays ont appris à partir.
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