Côte d’Ivoire — Récit des dirigeants postcoloniaux (1960–2026)
Union, Discipline, Travail — et ce qui advint quand l’ordre fut renversé.
Le 7 août 1960, devant l’Assemblée nationale réunie à Abidjan, Félix Houphouët-Boigny proclama l’indépendance de la Côte d’Ivoire : « Voici, arrivée, pour toi, ô mon pays bien-aimé, l’heure tant attendue où ton destin t’appartient entièrement. » Pendant trente-trois ans, le pays eut un seul président et aucun coup d’État, et le cacao, les capitaux étrangers et la porte ouverte aux planteurs venus d’ailleurs en firent le « miracle ivoirien ». Moins de six ans après la mort du « Vieux », il connut son premier coup d’État ; moins de neuf ans après, une guerre civile qui le coupa en deux ; et, en 2010–2011, un contentieux électoral qui fit quelque trois mille morts. Au cœur de cette guerre, une question — qui est un vrai Ivoirien, et qui en décide — qui portait sur les étrangers que le miracle avait invités. Le pays se reconstruisit ensuite plus vite que presque tout autre en Afrique.
Côte d’Ivoire : récit des dirigeants postcoloniaux raconte cette histoire comme un récit — chronologique, humain et sourcé. Cinq actes : Le miracle du Vieux, La question de l’appartenance, Les dix mois du général, Le pays divisé, et La république de l’économiste — jusqu’au 24 juin 2026, jour où le FMI mena à leur terme les dernières revues du programme ivoirien de 2023 et jugea faible le risque de surendettement du pays.
Au sommaire :
- Le passé profond — Kong et les marchands dioula, la reine Abla Pokou et la traversée des Baoulé, la côte de l’ivoire et le jeune Aniaba, Grand-Bassam et Bingerville, Samori Touré et la « pacification », le syndicat des planteurs et la route du 7 août 1960
- L’emblème national — la tête d’éléphant sur un écu vert entre deux palmiers, emblèmes de deux partis rivaux réunis sur un même sceau ; le drapeau orange, blanc et vert de 1959 ; la devise « Union, Discipline, Travail » et l’hymne, L’Abidjanaise
- Cinq actes illustrés, de l’indépendance à la sortie du programme du FMI en juin 2026 — le pari d’Houphouët contre Nkrumah, les faux complots, la guerre du cacao et la basilique ; la dévaluation de 1994 et l’ivoirité ; le coup d’État de la veille de Noël 1999 et le charnier de Yopougon ; la rébellion de 2002, Marcoussis, novembre 2004, le Probo Koala, la Flamme de la paix, deux présidents et la bataille d’Abidjan ; la Constitution de 2016, la mort d’un dauphin et un quatrième mandat
- Le pays sous les présidents — le cacao et les enfants qui y travaillent, la forêt qui disparaît, étrangers et citoyens, Abidjan, le prophète Harris, mosquées et basilique, les femmes qui marchèrent sur Grand-Bassam, zouglou et coupé-décalé, Dadié et Kourouma, et les Éléphants, dont le capitaine demanda à une nation en guerre de déposer les armes
- Les citations vérifiées des dirigeants ivoiriens, et 63 encadrés « Fait marquant » sur les pages sans image ni citation
- Une chronologie, un tableau des dirigeants du pays (cinq présidents et deux Premiers ministres, Alassane Ouattara et Guillaume Soro), 67 notes de sources et un guide de lecture de 128 entrées
- Leçons de leadership — ce que les meilleurs et les pires moments du pays enseignent à ceux qui dirigent, et un épilogue fondé sur les dernières données officielles jusqu’en septembre 2026 (institut national de la statistique, FMI, Banque mondiale, banque centrale régionale)
- Les schémas récurrents — le balancier du cacao, qui appartient à la nation, le rival exclu, la succession non préparée, la France dans la pièce, la croissance sans partage suffisant, le rebond rapide, et la poignée de main des vieux hommes
Une introduction claire et sourcée pour quiconque veut comprendre la Côte d’Ivoire, l’Afrique de l’Ouest, et comment la prospérité se fait, comment elle se perd, et combien il est difficile de la partager.
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